21.07.2008
The momentum that keeps me alive

Hier, ma soeur a fait une tarte aux pommes toute simple, la meilleure, la recette de ma maman. Tout fait maison, et avec les pommes du verger. Je me dis qu'il est toujours possible de faire ces choses, celles transmises, qu'il le faut, et qu'il faut aussi garder les recettes sur des feuilles, des cahiers, les ressortir (de ce côté-là les ordinateurs ne nous seront pas d'un grand secours en cas de plantage : les recettes sur papier au minimum, toujours, pensez à ceux qui les sortiront plus tard.) Comme je dis aussi continuellement à mon père "mets des étiquettes sur tes confitures, on va pas s'en sortir sinon!" parce qu'elle l'aurait fait scrupuleusement.

En sortant je suis passée par cet endroit triste, où on va tête baissée habituellement, la tête de circonstance. Je n'y vais pas souvent, j'ai peur d'en revenir dans un état proche de l'Ohio. Mais depuis quelques temps je repense à cette scène d'Elizabethtown (dans le Kentucky) où Claire et Drew font les cons dans le même genre d'endroit. Ce n'est pas pour autant que j'y vais en rigolant mais je garde le sourire, je caresse la pierre, je lui parle et je m'en vais. Elle est tout le temps près de moi, je n'ai pas besoin d'y aller mais je suis traditionnelle dans mon genre ...
***
Kirsten a ressorti son sac APC pas plus tard qu'hier, je suis sûre qu'elle est passée par ici la coquine ... Qu'on n'aille quand même pas dire que c'est une inconnue qui a eu l'idée, je lui concède ! J'ai tout copié !

Le voici donc porté, avec en bonus track mon opulent 85 B (vous savez tout, et voilà comment on attire les pervers depuis google) et mon t-shirt sans âge. C'est finalement comme ça que je me préfère (sans âge ?).



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03.07.2008
Un beau jour pour rêver
Ziggy Marley - True to Myself
Life has come a long way since yesterday I say
And it's not the same old thing over again I say
Just do what you feel and don't you fool yourself I say
Cause I can't make you happy unless I am I say I say I
Got to be true to myself got to be true to myself
Day in day out I've asked many questions I say
Only to find the truth it never changes I say
If you don't deal with it it keeps killing you a little by little I say
Call me selfish if you will my life I alone can live I say I say I
Got to be true to myself got to be true to myself
I don't care if it hurts I'm tired of lies and all these games
I've reached a point in life no longer can I be this way
Don't come crying to me I too have she'd my share of tears
I'm moving on yes I'm grooving on well I'm finally free I've
Got to be true to myself got to be true to myself
Got to be true to myself got to be true to myself
(Paroles et musique : David Marley)
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En fin d'écriture de mon livre. Je vous embrasse. Have a nice day !

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16.06.2008
Life is short
Musique formidable du jour (Merci Clotilde!) :

- Médecin pour lui dire "docteur, ne cherchez pas, c'est dans la tête!"
- Arrêt au rayon disque pour le nouvel album de Coldplay
- Coup d'accélérateur dans mon livre (à condition que le docteur ait précédemment réparé le problème de ma tête.)
- Autrement dit, je ne serai pas beaucoup là aujourd'hui.
- A très vite !
07:00 Publié dans Que fait la vie ? | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
28.05.2008
Message personnel

C'est idiot, je regardais du coin de l'oeil la (relativement décevante) Nouvelle Star avec les traditionels reportages pathos "retrouvailles" qui me font rire en général, mais pas là, quand j'ai entendu "The Scientist" de Coldplay en fond sonore. Les paroles des chansons d'amour peuvent s'appliquer à l'amitié parfois je crois, non ? Des choses que je ne suis même pas foutue de dire en face, ou au moins de vive voix, ou par écrit direct.
Come back baby, I'm such a coward ...
Come up to meet you, tell you I'm sorry
You don't know how lovely you are
I had to find you
Tell you I need you
Tell you I've set you apart
Tell me your secrets
And ask me your questions
oh, let's go back to the start
Running in circles
Comet tails
Heads on the science apart
Nobody said it was easy
It's such a shame for us to part
Nobody said it was easy
No one ever said it would be this hard
Oh take me back to the start
22:53 Publié dans Que fait la vie ? | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
25.05.2008
Pour elle

Il y a des chansons qui vous feront toujours autant de mal que de bien, autant d'instants de consolation, d'enveloppement, que l'effet de petites lames coupantes. Mais elles sont là, font partie de votre vie, sont en vous pour toujours. Comme celle que j'ai écoutée sur la route qui m'emmenait ce jour-là, sur un chemin difficile.
(Les commentaires sont fermés sur cette note. Merci à vous.)
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05.05.2008
Lutte d'importance

Reese Witherspoon, décidément l'ange que je crois, a participé à la marche Avon pour lutter contre le cancer du sein. Récemment,lili vous avait par ailleurs parlé de ce qu'il se passe en Grande-Bretagne au niveau de cette lutte en général, qu'il faut transformer en combat quasi ludique grâce à des manifestations de ce genre.

Cette maladie a touché ma grand-mère et ma mère (même si c'est une autre saloperie qui l'a emportée), je n'ai pas besoin de vous demander si vous avez vous aussi dû faire face à cela dans votre entourage, le pourcentage doit être effrayant. Je sais, et je n'ai pas peur, que j'ai donc énormément de risques (même si à l'instant où je vous parle je touche du bois) de développer cette maladie tôt ou tard. D'autant plus, hélas, qu'à l'âge de 14 ans on m'a retiré un kyste au sein droit. D'ailleurs ... si je peux parler de ça ici (ATTENTION NE LISEZ PAS LA SUITE SI VOUS ETES UN PEU SENSIBLE, C'EST FRANCHEMENT PAS JOJO) : deux gynécos m'ont collée sur une table d'osculation, m'ont enfoncé une aiguille dans l'endroit stratégique et ont absorbé la chose pour l'analyse, mais l'ont en fait totalement retirée à l'occasion sans anesthésie. Si c'était douloureux ? Oh que oui, mais personne ne m'a posé la question. J'ai hurlé, on m'a répliqué "ah mais taisez-vous mademoiselle, ça me déconcentre !" Connard. Et je suis toujours en colère. Est-ce qu'on traite une femme, une jeune fille, son intimité, ses seins (ce symbole) sa chair de cette façon, en France, dans le milieu médical, à notre époque ? C'était il y a seulement 12 ans. A quel traitement aurais-je droit aujourd'hui dans pareil cas ? Je pense sincèrement qu'en parlant de lutte contre le cancer du sein il faut aussi se demander (et je pense que, heureusement, certains services le font ) comment traiter au mieux les femmes qui viennent se faire dépister - et à qui, rappelons-le, on écrase les deux seins l'un après l'autre entre deux plaques de verre pour faire la radio - et surtout celles qui doivent faire face à la maladie.

17:43 Publié dans Que fait la vie ?, Reese Witherspoon | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : cancer du sein
14.04.2008
In the Country

Petite Marquise m'a demandé d'en dire un peu plus sur mon choix de vivre à la campagne. Ou plutôt pourquoi je suis revenue à la campagne après quelques années en ville (trois différentes) pour mes études et mes premiers boulots. En fait, même à cette époque, je revenais très souvent dans la maison de mes parents. Les raisons à ce retour sont nombreuses, en premier lieu le drame de ma vie il y a deux ans... Et, à cette époque, je n'avais pas un job génial et surtout il ne s'agissait que d'un CDD.

Ensuite... inutile de mentir : je suis très solitaire, casanière, ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas une marrante ! Mais disons que, en ce qui me concerne, être solitaire à Paris pèse plus que d'être solitaire ici, dans ma campagne. Ici, si la solitude (relative) me pèse je peux la canaliser d'une certaine façon, par la nature. A Paris, je me sentais un peu étrangère à ce qui m'entourait. Je me souviendrai longtemps des premiers jours passés là-bas. Je suis allée jusqu'au jardin du Luxembourg, seul endroit où je pouvais entendre les oiseaux (c'est cliché mais c'est bien ça!) et j'ai pleuré, pleuré. Heureusement j'avais mes lunettes de soleil, essayant de cacher mon embarras devant des gens qui, de toute façon, ne levaient pas le nez. Je ne les blâme pas, que voulez-vous dire à une pauvre fille en train de pleurer au beau milieu du Luxembourg ?

Je me suis échappée tous les week-ends, mais au fil des semaines je me faisais à cette vie-là, je rentrais moins souvent à la campagne, je profitais des boutiques, de la culture à portée de main.
Après ce CDD (heureuse qu'il se termine...) je devais commencer la rédaction de mon premier bouquin que je devais rendre quelques mois plus tard (Petite Marquise, si jamais tu veux en savoir plus, tu peux m'envoyer un mail, pas de souci ;) je suis donc rentrée "à la maison" pour écrire tranquillement. Avec les petites mais confortables indemnités (je veux dire par là : ne payant plus de loyer, ni différents frais) je pouvais me consacrer entièrement à ce travail, près de ma famille, ce qui était de toute façon la seule solution (rajoutons à cela d'autres choses plus personnelles qui ne laissaient pas beaucoup d'autres choix.)

Quand j'ai rendu le manuscrit, je me suis retrouvée dans une situation moralement difficile. J'ai recherché du travail sur Paris, mais sans grande conviction, surtout que le travail pour lequel j'avais de l'expérience en entreprise de presse ne correspondait plus à ce à quoi j'aspirais. Sans compter que le comportement de certains dans le milieu (qui s'accrochent à leur fauteuil) m'avait passablement dégoûtée - et j'aimerais en dire plus, vous dire combien certaines branches sont tenues par des types qui ne croient qu'en leur avis -.
Tout cela pour dire que la maison de mes parents est mon refuge. Mon petit village, mon hameau plutôt, la ville d'à côté : je ne peux physiquement et moralement pas les quitter, un jour peut-être j'y serai amenée (je crois que l'Amour seulement pourra m'ôter à cette région.)
J'ai aussi une vision bucolique de la vie à la campagne (essayée et approuvée !) un peu à la Francis Cabrel, le refuge, les pots de confiture (maison), les chats qui n'appartiennent à personne, le bureau où j'écris.

J'ai besoin de ça, j'ai besoin des oiseaux du matin, et des oiseaux du soir.
07:00 Publié dans Que fait la vie ? | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
20.03.2008
Comme un souffle ...
Vous croyez à ces nuits, ces rêves où, de l'autre monde (du Paradis ?) on vient vous rendre visite. Cette nuit je l'ai vue. Et elle souriait.

The clouds and rain
The wind that sweeps the sky clean and lets the sun shine again
This is the most magnificent life has ever been
Here is heaven and earth and the brilliant sky inbetween
16:13 Publié dans Que fait la vie ? | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
18.03.2008
Be a voice against violence

Lawrence (dit Larry) King avait 15 ans, vivait en Californie. Mignon comme un coeur, il ne cachait pas son homosexualité (rien qu'en écrivant cela, je me choque presque moi-même en me disant "est-ce que moi je dois cacher mon hétérosexualité?") En février dernier, il a proposé à un camarade de classe d'être son Valentin. Pour seule réponse : un coup de feu qui l'a tué. Un coup feu d'un gamin de 14 ans, en plein cours.
Des célébrités comme Portia de Rossi et TR Knight ont participé à un spot :
Et Ellen DeGeneres, très émue, en a parlé dans son émission : "Larry n'était pas un citoyen de seconde zone, moi non plus. Il n'y a rien de mal à être gay."
Il y a encore des ignorants, des butés, pour penser le contraire et inculquer cette bêtise à leurs enfants, des gamins qui, en plus, se promènent avec des armes dans la poche.
07:00 Publié dans Que fait la vie ? | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
12.03.2008
On ne change pas
Je n'ai pas été taguée mais je réponds au tag "moi petite" quand même ;) Cela dit je crois vous avoir déjà montré cette photo. En la regardant je me demande où on peut encore trouver de tels champs de marguerites désormais...
Je ne suis pas très copine avec Céline Dion, mais j'aime beaucoup, non ... j'aime énormément les paroles de cette chanson (écrite par Goldman quand même!) tellement elles sont vraies. Ce "petit qui nous ressemble", c'est en fait à cette petite fille que je n'aime pas faire de la peine, cette petite fille que je n'aimerais pas décevoir. Et... je ne la décevrai pas !
On met juste les costumes d'autres sur soi
On ne change pas
Une veste ne cache qu'un peu de ce qu'on voit
On ne grandit pas
On pousse un peu, tout juste
Le temps d'un rêve, d'un songe
Et les toucher du doigt
Mais on n'oublie pas
L'enfant qui reste, presque nu
Les instants d'innocence
Quand on ne savait pas
On ne change pas
On attrape des airs et des poses de combat
On ne change pas
On se donne le change, on croit
Que l'on fait des choix
Mais si tu grattes là
Tout près de l'apparence tremble
Un petit qui nous ressemble
On sait bien qu'il est là
On l'entend parfois
Sa rengaine insolente
Qui s'entête et qui répète
Oh ne me quitte pas
On n'oublie jamais
On a toujours un geste
Qui trahit qui l'on est
Un prince, un valet
Sous la couronne un regard
Une arrogance, un trait
D'un prince ou d'un valet
Je sais tellement ça
J'ai copié des images
Et des rêves que j'avais
Tous ces milliers de rêves
Mais si près de moi
Une petite fille maigre
Marche à Charlemagne, inquiète
Et me parle tout bas
On ne change pas, on met juste
Les costumes d'autres et voilà
On ne change pas, on ne cache
Qu'un instant de soi
Une petite fille
Ingrate et solitaire marche
Et rêve dans les neiges
En oubliant le froid
Si je la maquille
Elle disparaît un peu,
Le temps de me regarder faire
Et se moquer de moi
Une petite fille
Une toute petite fille
Toutes taguées, alors hop !
19:00 Publié dans Que fait la vie ? | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note


































































