16.07.2008
La fabuleuse musique d'Elizabethtown

Le film Elizabethtown est très cher à mon coeur (je vous en ai déjà parlé il y a pas mal de temps, mais je recommence;), je me suis autant retrouvée dans le personnage génialissime de Claire (Kirsten Dunst) - qui fait des compils de folie (je ne parle pas de moi là !), essaie de redonner le moral à cet inconnu qui se retrouve dans son avion - que dans celui de Drew (Orlando Bloom) le type qui croit être arrivé à son sommet professionnel, qui chute sur une broutille et entraîne dans son fiasco toute son entreprise, et qui, le même jour apprend la mort d'un être cher. Si la première partie du film est parfois soporifique (avec un Alec Baldwin que j'adore pourtant mais qui là est chiant à mourir...), la seconde, celle du road movie, est formidable et la musique qui accompagne le voyage spirituel de Drew sur les voies rapides américaines : enivrante. On doit cette idée au réalisateur, Cameron Crowe, ultra calé en musique américaine.

En sortant du cinéma il y a déjà quelques années j'ai couru acheter la BO. Le film est tellement empli de musique qu'un volume 2 a suivi, tout aussi formidable.


Voici une liste de certains morceaux présents sur les deux albums, ceux que je préfère, et qui font dans tous les cas partie du film (vraiment pour ce film je crois qu'un fanmix serait tentant mais totalement inutile, tout est déjà là.)
- My Father's Gun- Elton John
- Don't I Hold You- Wheat
- Come Pick Me Up- Ryan Adams
- Hard Times- Eastmountainsouth
- Square One- Tom Petty
- Same in Any Language- I Nine
- Words- Ryan Adams
- Learning to Fly- Tom Petty

Un classique ...
Je suis une grande fan de Ryan Adams, un très très très grand songwriter (de grâce, ne confondez pas avec Bryan Adams) qui a accepté que certains de ses titres apparaissent sur la BO, il a également écrit une chanson spécialement pour le film :"Words", à écouter en cas de mots blessants.

If everything you want is something you couldn't have
Go outside a while, look up and count the clouds
Can you draw a picture of the backyard of the house
You grew up in, can you remember how it smelled?
Don't worry up your mind
People are sick and mean sometimes
They're only words
They're only words
If everybody is grateful, how come nobody's satisfied
If a tree falls in the woods and there ain't no one around
If you heard it you could go over and whittle out a wishing box
You could write her name on something and put it inside
Don't worry up your mind
People are sick and mean sometimes
Don't worry up your mind
They're only words
Its only words
Its only words
Extrait :
Vous n'avez plus qu'à prendre la route avec les CD concoctés par Claire, pour le voyage de Drew ...

Un extrait peut-être ? (Ensuite je vous laisse tranquilles)
21:18 Publié dans Film, Musique | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
08.07.2008
Ce soir sur Arte : le plus beau mélo
Si vous n'avez pas peur de pleurer, Arte diffuse ce soir à partir de 21h Love Story. L'occasion aussi de poster une photo d'Ali McGraw, une sublime brune en ces lieux, enfin (clin d'oeil à Camille;)

Dans le billet précédent, le jeu du mange-disque, si vous n'avez pas encore joué c'est le moment !
13:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
07.04.2008
Suburban & It girl

Billet écrit samedi soir, dans la nuit... puis dimanche dans l'après-midi (le soleil a disparu, grésille, neige, mais nous sommes bien au mois d'avril...)
J'ai regardé un film vraiment bien, pas exceptionnel en soi, mais sensible, intelligent, féminin, "Suburban Girl" (qui sera bêtement intitulé "Une fille à la page" en français à sa sortie directe en DVD le 6 mai prochain, sans passer par les salles de ciné.) Je ne savais pas que ce film existait avant d'avoir vu des photos sur le blog de Princesse Audrey. A vrai dire d'abord intéressée par la garde-robe de Sarah Michelle Gellar dans le film, impressionnante et très casual chic comme j'aime (avec frou-frou par ci, serre-tête par-là et blouses à foison) je me suis laissée embarquer dans l'histoire. Le propos du film est très intéressant même si je n'ai pas envie d'écrire le pitch, mais rapidement : une aspirante éditrice (SMG) qui passe surtout son temps à corriger des manuscrits, tombe amoureuse d'un célèbre éditeur de 25 ans son aîné (un Alec Baldwin bedonnant mais toujours le charme dans les yeux) et c'est le début des problèmes. Mais ce film n'est pas une histoire d'amour, pas plus qu'une comédie romantique (la promo a visiblement essayé de le vendre comme ça, mais de mon point de vue ce n'est pas le cas) ou un drame, c'est plutôt un mix de tout cela. En tout cas j'ai apprécié, et le film m'a posé des questions... Des questions que je remue déjà depuis longtemps. Bref, mais je n'en parlerai pas ici sous peine de prise de tête publique inutile ;) Un film qui fera partie de mon panthéon de ceux destinés aux filles bien (note à moi-même : cette phrase est totalement stupide.)



Depuis que je l'ai vu :
- J'ai une folle envie de nouvelles blouses dont une magnifique, mordorée qu'elle porte au restaurant (je vais chercher sur asos, mais que ça ne me coûte pas un bras... ah et puis non, je vais devoir faire avec ce que j'ai déjà, économies...)
- J'ai aussi envie d'une jupe, bleue (et donc, ça attendra.)
- Je me dis que le changement que j'ai abordé dans ma vie était très utile -le film parle de changements, de nouveaux chapitres, etc- (j'ai "lâché" une pige, et le lendemain je recevais de nouvelles propositions...)
*********

Et vous voulez savoir, comme Camille, quelle It Girl vous êtes ? C'est ICI que ça se passe. Et voici mon résultat à ce test fondamental (pour une fois, ça tombe juste) :
VOTRE PROFIL : Vous êtes SofiaVotre principal trait de caractère ? La discrétion. Réservée, posée, à 10 000 km des strass et des paillettes… Comme Sofia Coppola, vous évitez toute excentricité, même dans vos choix vestimentaires. Une robe noire, des ballerines, et le tour est joué ! Férue de littérature et de cinéma, vous passez votre temps dans les salles obscures, dévorez plusieurs dizaines d’ouvrages par an, sortez le moins possible de votre home sweet home et préférez les dîners entre amis aux soirées mondaines. L’homme de votre vie, vous le rêvez d’ailleurs à votre image : artiste, sensible, équilibré et pondéré. Et si vous mettiez un petit grain de folie dans tout ça ?
Bon début de semaine !
07:00 Publié dans Film, Les filles | Lien permanent | Commentaires (32) | Envoyer cette note | Tags : suburban girl, une fille à la page
23.01.2008
Bye Bye Baby
Alors que l'Associated Press écrivait la nécrologie de Britney "au cas où" et sans doute celle de Amy Winehouse, c'est quelqu'un de moins médiatique dont on ne savait rien de la souffrance qui est parti. Heath Ledger avait 28 ans, une petite fille et beaucoup de succès à venir. C'est fini.

09:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
03.12.2007
Elizabethtown : tout pour la musique
Si je souhaite vous parler d'Elizabethown c'est surtout pour la musique, l'essence de ce film. Concernant le film lui-même je l'aime passionnément notamment parce qu'il me parle (la mort d'un parent, le retour aux racines, la solitude qui permet de se retrouver). Mais je sais qu'il n'est pas forcément "aimable" tout de suite. Parce qu'il peut paraître lent (surtout dans la première partie) et prévisible.
Cependant la seconde partie, celle du road-movie avec Orlando Bloom aux commandes, vous permet de pardonner les quelques faiblesses du début.



Il y a, bien sûr, une histoire d'amour qui sert de liant, mais aussi d'ouverture sur l'Autre. C'est par Claire, l'hôtesse de l'air (Kirsten Dunst) que Drew l'ingénieur en plein échec professionnel (Orlando Bloom) ose se retrouver... C'est elle qui lui fabrique une carte routière personnalisée, symbole de sa reconstruction. Le reste c'est à vous, qui ne l'avez peut-être pas vu, de le découvrir.

Cameron Crowe, à qui l'on doit notamment "Almost Famous", a réalisé ce film avec authenticité. Il a choisi les musiques minutieusement, en collaboration avec sa femme, la musicienne Nancy Wilson. Aucun son n'est là par hasard. "My Father's Gun" d'Elton John sur les souvenirs de Drew (Orlando Bloom) avec son père, "Don't I hold you" de Wheat dans la voiture, en ligne droite, mais aussi sa sonnerie de téléphone mythique lors de sa tentative de suicide avortée "Can't get next to you" des Temptations.

Aimer un film, comme aimer quelqu'un c'est aussi en accepter les défauts et savoir, dans son esprit, les magnifier. (Si cette phrase vous paraît nase, passez votre chemin.)
Si vous n'avez pas vu le film et que vous préférez garder une part de mystère, ne regardez pas cette vidéo !
La formidable bande originale est disponible en deux volumes. Elle reconstitue parfaitement l'ambiance du film.

07:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
15.11.2007
Once (again)
Vous me trouvez légèrement monomaniaque ? Vous n'avez pas tort. Cela dit, toujours aucune salle aux alentours qui le diffuse. Bref. Mais je ne m'avoue pas vaincue (le dvd ne devrait pas tarder à sortir en Grande-Bretagne, amazon uk me voilà!), je me console avec la musique. La B.O est à tomber, en particulier "If you want me", à écouter au casque pour un moment de transe que personne ne pourra vous voler.

Petites anecdotes : les deux acteurs non professionnels qui sont avant tout musiciens, Markéta Irglova & Glen Hansard, sont devenus un vrai couple dans la vie, sous le regard du cinéaste qui n'en espérait pas tant.

Glen Hansard est le chanteur du groupe "The Frames", il a également fondé un autre groupe avec Markéta "The Swell Season". A eux deux, ils vont me ruiner en crédit musique...
(Pardon pour les sous-titres en deux langues;)
C'est pas tout ça, il faudrait que je travaille quand même, surtout que ce matin on m'a demandé de développer le don d'ubiquité avant 15 jours. Ils sont bien gentils ces gens, mais je vais quand même avoir du mal.
14:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
14.11.2007
Once...
Le froid, la pluie, les grèves, quelle belle journée qui commence ! En ce qui me concerne, pas de problème de transports mais je compatis, j'ai connu ça. Mes petites misères personnelles tournent toujours autour de ce rhume ridicule qui donne un rouge sympathique à mes prunelles, je suis charmante aujourd'hui...

Une seule chose pourrait me requinquer (mot picard;), voir ce film qui sort aujourd'hui : Once, mais le seul cinéma de ma petite bourgade préfère programmer des films pour enfants, des blockbusters américains ou bien des films dont je n'ai jamais entendu parler mais les affiches ne me tentent pas vraiment...
C'est bien la seule chose que je regrette de Paris, la liberté culturelle. Celle qui permet de ne pas se demander si oui ou non le film que l'on convoite sera projeté quelque part. Mais je ne peux pas avoir le beurre, l'argent du beurre et les pectoraux du crémier. Donc j'attends, j'espère un miracle, ou plus probablement la sortie du dvd.
Once... la bande-annonce me fait déjà pleurer, et je suis certaine d'acheter la musique du film. Si vous avez la chance de le voir avant moi, dites-moi ce que je vous en avez pensé, ça me consolera ;)

09:35 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
20.10.2007
Que fait-elle ? - Elle écrit !

Si je vous fais part de mes états d'âme quand je suis en bas de la montagne russe, autant en faire autant quand je suis en haut. Pourvu que ça dure ! Je crois que le froid hivernal qui est en train de s'installer n'est pas étranger à ce nouvel état d'esprit. C'est paradoxal me direz-vous. Mais ce qui me réchauffe le corps (un feu de cheminée, un thé fumant, un pull en cachemire) me réchauffe aussi le coeur.

J'ai pu voir Jane hier soir, une vraie bouffée d'oxygène et un bouleversement. Une histoire d'amour forte mais furtive dont l'intensité balaie le tragique. Histoire vraie ou pas, peu importe finalement. Si la thèse est de savoir si cette aventure a déclenché l'intrigue sentimentale de ses romans, je veux bien y croire.
Pour continuer sur cette vague Jane Austen (ce qui énervera sans doute ma meilleure amie;) je me suis offert le roman Le Club Jane Austen dont est tiré le film auquel je faisais référence l'autre jour. Je suis impatiente de le voir, mais autant commencer par la "genèse".

Par ailleurs et pour l'anecdote, mais si vous êtes comme moi intéressé(e)s par la typographie, j'ai trouvé un site incroyable où vous pouvez télécharger de nombreuses typo, à commencer par celle inspirée de l'écriture de Jane Austen.
08:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
05.10.2007
"In Her Shoes" and poetry

In Her Shoes, de Curtis Hanson, n'a certainement pas rencontré le succès qu'il méritait. Les "pitchs" en ont trop vite fait un film sur deux soeurs qui n'ont comme seul point commun leur passion pour les chaussures à talon. Or, il est question de beaucoup plus que cela. Mon état mélancolique d'hier soir m'a permis d'en saisir la portée, et le fait de l'avoir vu cette fois en VO a changé beaucoup de choses.

Au cours du film, Maggie (la soeur délurée interprétée par Cameron Diaz) rencontre un vieux monsieur, ancien professeur de littérature à l'université. Il lui fait découvrir la poésie, dont le très beau poème d'Elizabeth Bishop (1911-1979) : "One Art" sur le thème de la perte.
One art
The art of losing isn't hard to master ;
so many things seem filled with the intent
to be lost that their loss is no disaster.
Lose something every day. Accept the fluster
of lost door keys, the hour badly spent.
The art of losing isn't hard to master.
Then practice losing farther, losing faster :
places, and names, and where it was you meant
to travel. None of these will bring disaster.
I lost my mother's watch. And look ! my last, or
next-to-last, of three loved houses went.
The art of losing isn't hard to master.
I lost two cities, lovely ones. And, vaster,
some realms I owned, two rivers, a continent.
I miss them, but it wasn't a disaster.
- Even losing you (the joking voice, a gesture
I love) I shan't have lied. It's evident
the art of losing's not too hard to master
though it may look (Write it !) like disaster.
----------------
Et voici la traduction, que j'ai trouvée ici.
Un art
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître ;
tant de choses semblent si pleines d'envie
d'être perdues que leur perte n'est pas un désastre.
Perds chaque jour quelque chose. L'affolement de perdre
tes clés, accepte-le, et l'heure gâchée qui suit.
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître.
Puis entraîne toi, va plus vite, il faut étendre
tes pertes : aux endroits, aux noms, au lieu où tu fis
le projet d'aller. Rien là qui soit un désastre.
J'ai perdu la montre de ma mère. La dernière
ou l'avant-dernière de trois maisons aimées : partie !
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître.
J'ai perdu deux villes, de jolies villes. Et, plus vastes,
des royaumes que j'avais, deux rivières, tout un pays.
Ils me manquent, mais il n'y eut pas là de désastre.
Même en te perdant (la voix qui plaisante, un geste
que j'aime) je n'aurai pas menti. A l'évidence, oui,
dans l'art de perdre il n'est pas trop dur d'être maître
même si il y a là comme (écris-le !) comme un désastre.
Elizabeth Bishop, Géographie III, traduction de Alix Cléo Roubaud, Linda Orr et Claude Mouchard, Circé, 1991, p. 58 et 59.
09:46 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note



































































