11.03.2008

Le Nô, pour en savoir plus

Je viens de lire un article passionnant dans Le Monde (daté d'aujourd'hui) sur une forme de spectacle fascinante, le théâtre Nô au Japon. Je lis systématiquement les articles en lien avec la culture de ce pays, une façon comme une autre de me relier à ma soeur qui vit là-bas... J'ai découpé l'article pour souligner pas mal de choses, ça grouille d'informations ! 

Voici le début de l'article. Vous le trouverez en intégralité ICI. Bonne lecture !

 

 

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L'aube est proche. Seules dans la nuit luisent d'une pâle lumière les grosses lanternes de pierre chapeautées de neige qui jalonnent l'escalier conduisant au sanctuaire Kasuga. Au pied sont enfouis dans l'épais tapis blanc les piliers du torii rouge : ce portique placé à l'entrée des sanctuaires shintoïstes (animisme, religion autochtone du Japon) sépare symboliquement le monde réel et le monde spirituel.

Soudain, le silence ouaté est rompu par des cris gutturaux ; "Ya ! Ya !" Des hommes, la tête enturbannée de blanc, commencent à descendre à la lueur de grosses lanternes de papier. En deux groupes, ils portent sur l'épaule trois longs bâtons de cryptomerias (cèdres du Japon) couronnés de bandelettes de papier blanc, qui représentent le "corps du dieu" d'Ogi, l'une des innombrables divinités (huit cents myriades...) que compte le shinto. Les cris sont destinés à chasser les mauvais esprits.

 

En dépit de l'heure matinale, des villageois sur le pas de leur porte saluent la procession : "Tous mes voeux !" C'est le 1er février, jour du Nouvel An lunaire, et commence l'une de ces fêtes agraires primitives qui suivent le solstice d'hiver : le soleil, qui a été au plus bas de sa course, remonte lentement, et les paysans attendent que la nature revive. La fête donne lieu ici à une offrande particulière : un enchaînement pendant vingt-quatre heures de pièces de nô. (SUITE)