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14.04.2008
In the Country

Petite Marquise m'a demandé d'en dire un peu plus sur mon choix de vivre à la campagne. Ou plutôt pourquoi je suis revenue à la campagne après quelques années en ville (trois différentes) pour mes études et mes premiers boulots. En fait, même à cette époque, je revenais très souvent dans la maison de mes parents. Les raisons à ce retour sont nombreuses, en premier lieu le drame de ma vie il y a deux ans... Et, à cette époque, je n'avais pas un job génial et surtout il ne s'agissait que d'un CDD.

Ensuite... inutile de mentir : je suis très solitaire, casanière, ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas une marrante ! Mais disons que, en ce qui me concerne, être solitaire à Paris pèse plus que d'être solitaire ici, dans ma campagne. Ici, si la solitude (relative) me pèse je peux la canaliser d'une certaine façon, par la nature. A Paris, je me sentais un peu étrangère à ce qui m'entourait. Je me souviendrai longtemps des premiers jours passés là-bas. Je suis allée jusqu'au jardin du Luxembourg, seul endroit où je pouvais entendre les oiseaux (c'est cliché mais c'est bien ça!) et j'ai pleuré, pleuré. Heureusement j'avais mes lunettes de soleil, essayant de cacher mon embarras devant des gens qui, de toute façon, ne levaient pas le nez. Je ne les blâme pas, que voulez-vous dire à une pauvre fille en train de pleurer au beau milieu du Luxembourg ?

Je me suis échappée tous les week-ends, mais au fil des semaines je me faisais à cette vie-là, je rentrais moins souvent à la campagne, je profitais des boutiques, de la culture à portée de main.
Après ce CDD (heureuse qu'il se termine...) je devais commencer la rédaction de mon premier bouquin que je devais rendre quelques mois plus tard (Petite Marquise, si jamais tu veux en savoir plus, tu peux m'envoyer un mail, pas de souci ;) je suis donc rentrée "à la maison" pour écrire tranquillement. Avec les petites mais confortables indemnités (je veux dire par là : ne payant plus de loyer, ni différents frais) je pouvais me consacrer entièrement à ce travail, près de ma famille, ce qui était de toute façon la seule solution (rajoutons à cela d'autres choses plus personnelles qui ne laissaient pas beaucoup d'autres choix.)

Quand j'ai rendu le manuscrit, je me suis retrouvée dans une situation moralement difficile. J'ai recherché du travail sur Paris, mais sans grande conviction, surtout que le travail pour lequel j'avais de l'expérience en entreprise de presse ne correspondait plus à ce à quoi j'aspirais. Sans compter que le comportement de certains dans le milieu (qui s'accrochent à leur fauteuil) m'avait passablement dégoûtée - et j'aimerais en dire plus, vous dire combien certaines branches sont tenues par des types qui ne croient qu'en leur avis -.
Tout cela pour dire que la maison de mes parents est mon refuge. Mon petit village, mon hameau plutôt, la ville d'à côté : je ne peux physiquement et moralement pas les quitter, un jour peut-être j'y serai amenée (je crois que l'Amour seulement pourra m'ôter à cette région.)
J'ai aussi une vision bucolique de la vie à la campagne (essayée et approuvée !) un peu à la Francis Cabrel, le refuge, les pots de confiture (maison), les chats qui n'appartiennent à personne, le bureau où j'écris.

J'ai besoin de ça, j'ai besoin des oiseaux du matin, et des oiseaux du soir.
07:00 Publié dans Que fait la vie ? | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note



































































Commentaires
Je comprends si bien ce que tu dis sur la solitude que l'on relativise avec la présence de la nature et qui est insupportable à Paris. Se sentir seule qu'on a des milliers de gens autour de soi, je trouve que ça ne fait que renforcer encore la solitude. Et la nature, pour se ressourcer il n'y a pas mieux.
Je suis née en région parisienne, j'y ai toujours vécu, mais comme mes parents sont eux du sud, qu'on y a toujours la maison familiale et qu'ils étaient prof, j'ai eu la chance de pouvoir descendre avec eux à toutes les vacances scolaires en Provence. Finalement l'endroit où je suis le plus restée dans ma vie, c'est cette maison dans le Vaucluse au beau milieu des champs de lavande et de la vigne. C'est mon paradis à moi!!Le seul endroit où je me sens vraiment chez moi. L'endroit où je me réfugie dès que ça ne va pas!
Car la région parisienne, c'est trop impersonnel... et puis ce n'est pas là que sont les racines de ma famille. Aujourd'hui tous les "parisiens" de la famille ont fait le choix de redescendre: même ma mère s'est installée en Provence l'an dernier.
Un moment, j'ai eu peur de ressentir une terrible solitude de rester ici à Paris, et je dois dire qu'heureusement que j'ai de super amis (j'ai l'air de frimer, mais honnêtement je leur rend hommage car j'ai beaucoup de chance de les avoir dans ma vie!) et mon petit Prince qui sont un peu comme ma famille d'ici!!
Tu as fait le bon choix, car la nature aide à vivre... et puis je me dis toujours que rien n'est définitif et que si un jour ce choix de vie ne te correspond plus, tu pourras en faire un autre et vivre autre chose.
Et puis ce qu'il y a de bien quand on en est partie, c'est que revenir à Paris nous permet de n'en voir que le meilleur... un peu l'oeil des touristes car ici les gens, tu les connais, ils sont happés par la ville et ne savent plus l'apprécier.
Moi je suis un ovni d'aimer de parler comme ça de ma vie à Paris: mais c'est parce que dans ma tête je vis dans une comédie musicale, que j'ai des fleurs roses dans les yeux, et que j'ai la chance de vivre dans ce super quartier où tu as vécu toi aussi. Dans ces conditions, facile de n'apprécier que le meilleur!!!
Ton article m'a beaucoup plu, je suis contente que tu ais écrit tout ça pour répondre à mes questions.
Je t'embrasse bien fort et te souhaite une très bonne semaine. Dis bonjour aux petits oiseaux pour moi!!! ;)
Ecrit par : Petite Marquise | 14.04.2008
Petite Marquise > Ce que tu dis est très juste, tu as aussi cette expérience :)
Quand je reviens à Paris avec le recul maintenant je vis ça vraiment en touriste qui vient sans carte, moins effrayée parce que je la connais, mais avec du recul.
Tu as raison, rien est définitif, je ne sais pas ce que la vie me réserve, les choix qui s'imposeront ou qui s'offriront à moi, je verrai mais tant que je reste à une heure de TGV ;) tout va bien.
Gros bisous :)
tu as le bonjour des oiseaux (tous trempés par la pluie qui ne cesse de tomber, mais ça ne les empêche pas de chanter;)
Ecrit par : Mam'zelle Poupée | 14.04.2008
Nos choix de vie sont parfois étonnants aux yeux des autres mais il s'agit bien de notre vie et de notre ressenti.
Tu as vécu tout un ensemble de choses qui ont fait que et tu sembles très heureuse d'être à la campagne alors que demander de plus ?
Que se soit Paris ou une autre grande ville peut avoir cette faculté de nous rendre encore plus seul. A quoi bon rester et se sentir mal ? Tu as raison de profiter des bons côtés quand tu y retournes ;) !
J'ai vécu loin, suis revenue "forcée" mais ne repartirait pas.
J'habite avec mes parents (et non "chez", c'est toujours ma maison, zut !) et si cela semble étrange aux autres, j'en ai marre de me justifier toutes les 5 min.
On doit pouvoir compter sur ces proches quand ça ne va pas !
Et quand ça va aussi...
Zou, je vais écrire ma note mais sache que celle ci est très jolie ;).
Bises de ma chambre où j'entends les petits oiseaux chanter par dessus Jack Johnson ;).
Ecrit par : Shopgirl | 14.04.2008
Shopgirl > AAAh mais tu as parfaitement raison !!! Moi aussi je dis que j'habite "avec" et non "chez". Parce que nous sommes pas les cousines de Tanguy, cela n'a rien à voir. On a dû faire comme ça et puis c'est tout :)
Et puis d'abord comme disait je ne sais plus quel philosophe "ne te justifie jamais. Tes ennemis n'y croient pas et tes amis n'en ont pas besoin" :)
GROS BISOUS :)
Ecrit par : Mam'zelle Poupée | 14.04.2008
Je crois que peu importe ses choix de vie, l'essentiel est de se sentir bien et en harmonie avec soi-même (et en l'occurence ici, je peux avec plaisir dire avec la nature).
Où que je sois j'ai besoin d'avoir ne serait-ce qu'un coin de nature, j'ai besoin des sensations que cela me procure, de sentir à quel point mon existence ne tient qu'à un fil au sommet d'une montagne ou au beau milieu d'une tempête. Curieusement, si j'ai pu apprécier de longues ballades en forêt, certains aspects de la campagne n'étaient pas "suffisants" pour m'apaiser.
Aujourd'hui je me contente du chant des oiseaux et de les approcher toujours d'un peu plus près, mais j'ai besoin de la nature dans tout son aspect "exceptionnel", "grandiose", déchaîné, dans toute sa beauté aussi, pour me permettre d'apaiser mes craintes, c'est assez paradoxal finalement...
Ecrit par : Une Princesse... | 14.04.2008
j'ai passé toute mon adolescence en campagne, et je rêvais de la ville, car j'avais l'impression que la vie palpitante se trouvait là bas !
quand j'ai enfin emménagé en ville, j'étais des plus heureuses, avoir tout à portée de main, et puis toute cette population !!
5 ans après, je rêve de trouver une petite maison en campagne avec mon homme, afin de retrouver ce grand air qui me manque ...
Pendant ces 5 ans, j'ai toujours eu besoin d'aller prendre une bouffée d'oxygène chez mes parents. Je crois que ce que longtemps j'ai détesté, j'en ai réellement besoin.
très joli article, bonne journée !
gros bisouxx
Ecrit par : Mlle A | 14.04.2008
La campagne un grand rêve surtout à la Francis Cabrel... j'ai toujours vecu dans le sud, avec les cigales et les grands champs de lavande (Avignon Forever) et meme si souvent je rale que c'est petit, sans vie et triste ben je sais que je ne pourrais pas me passer de ma ville !
j'ai envie de voir ailleurs,de visiter, de decouvrir, j'ai 22 ans c'est normal, mais je sais que ma cité des papes sera toujours dans mon coeur et un port d'attache pour toujours !
je suis certaine que la campagne à des effets reconfortant et calmant...je suis contente que tu t'y sentes bien ^^
bidoux ruraux ^^
ps : c'est quoi ton livre ? ca parle de quoi ? on peut le trouver pour le lire ???
Ecrit par : Mary | 14.04.2008
Jolie note. :) Le plus important, c'est de sentir bien. J'aime bien quand tu dis que tu es solitaire et très casanière, mais que tu es marrante aussi, parce que ça me parle beaucoup et que c'est totalement à contre-courant des préjugés de certaines personnes. Alors oui, on peut aimer sa tranquillité, mais ça ne nous empêche d'aimer passer de bons moments entre amis, rire, sortir. Mais j'en ai autant besoin que de ma solitude.
Je ne pourrais pas habiter à Paris je crois. Je suis une fille de la ville, j'ai la chance de vivre dans ce qu'on appelle "une ville moyenne", et surtout dans un quartier verdoyant et proche du centre. C'est un compromis qui me plaît beaucoup, et que je vais regretter quand je vais déménager dans quelques mois.
Je ne sais pas si je pourrais vivre à la campagne toute l'année, mais l'idée de pouvoir aller se promener sur un petit chemin ou dans une forêt à deux pas de chez moi m'apparaît tentante. Surtout au printemps !
Bonne journée. Bises ! :)
Ecrit par : Miss Austen | 14.04.2008
J'adorais la campagne petite et jeune mais maintenant, je suis bien plus fleur de pavé
Il faut dire que j'habite tout près d'un parc, dans un qartier ultratranquille où je suis réveillée par les oiseaux et je vais régulièrement passer mes week-ends au milieu des champs, pas à mille mille de tout lieu habité mais presque.
Sans compter les vacances chez mon frère dans une maison au bord du lac de Genève ou dans son chalet accroché dans la montagne façon Heidi.
Ecrit par : marie-hélène | 14.04.2008
A toutes > Merci c'est très intéressant d'avoir votre ressenti sur cette note. Finalement c'est bien sûr une question intime pour chacun, savoir dans quel lieu on est bien, on est soit. Car c'est bien la question, j'aime CETTE campagne-là mais je n'ai pas vécu dans une autre ... je ne sais pas si ce serait pareil ;)
BISOUS
Mary > Je ne peux pas en parler ici, mais envoie-moi un mail, je t'expliquerai :) bisous
Ecrit par : Mam'zelle Poupée | 14.04.2008
Ahhh...
Une note que j'aurais pu partiellement écrire :)
J'ai ce besoin en moi de la nature. J'ai cette même vision que toi, put-être trop naïve, des confitures maison, des oiseaux qui réveillent à 5 heures (eux le changement d'horaire ne les trumatise pas vraiment j'ai l'impression!).
Je m'assied sur ma méridienne, je regarde mon jardin par la fenêtre, en écoutant Jack Jonhson (je me suis fait l'intégrale de ses albums ce weekend).
Je crois que ce n'est pas pour rien que nous écoutons la musique que nous écoutons (Colbie a l'air très campagne, saine et naturelle, Jack aussi), que nous regardons les films que nous regardons (Reese est nature, country, Jennifer Love spontanée et naturelle)...
Tout est lié.
Je n'ai jamais vécu en appartement et je pense que j'y serais très malheureuse.
J'ai fait 7 ans d'études à Paris, j'ai travaillé deux dans dans une agence dArchi...j'étais mal.
Tous les jours plus de deux heures de transports (j'habite en très lointaine banlieue parisienne, plus proche de la campagne), pendant la canicule un calvaire...
Plus jamais ça!
Quand je vais à Paris (2 ou 3 fois par mois) je le fais avec plaisir, en "étrangère" venant passer un bon moment.
Mais je me sens revivre dans le train du retour, aperçevant les maisons, les jardins...
Je crois ne pas être faite pour les grandes villes.
Je rêve de cabane en bois, de fêtes sur une plage, de balades dans les champs...d'air pur!
Grosses bises.
Ecrit par : lili | 14.04.2008
lili > je ne suis pas étonnée par ce que tu dis ;) Tu sais quand je suis arrivée dans mon premier studio d'étudiante avec vu sur ... des immeubles et pas un mètre carré d'herbe j'ai cru ... mourir !!
Et tout est lié, je suis bien d'accord :)
GROS BISOUS
Ecrit par : Mam'zelle Poupée | 14.04.2008
En France, je suis une fille de la ville : la fac à 10 minutes à pied, le bus à 5 minutes (le centre à 20min de bus)... Je pensais ne jamais me faire à Paris l'an dernier quand j'ai dû y aller pour mon stage... et ça a été très dur de rentrer à la maison ! Là-bas, tout à portée de main : la culture, les restaurantes, les spectacles... La sensation que tout peut t'arriver, que tu es au 'coeur' du pays et de la vie française. Stupide comme un cliché peut l'être, pourtant c'est ce que je ressentais (et que je ressens encore aujourd'hui à New York ou Los Angeles par exemple). Paris est un réel centre névralgique mondial.
Ici je suis à la campagne, mais la campagne américaine n'a pas grand chose à voir avec la campagne française... Il suffit que tu aies une voiture pour trouver pas mal de choses après 10 minutes de conduite.
Ca me plaît... Je crois que je peux me faire à la campagne aussi bien qu'à la ville. J'ai juste besoin de grands espaces de temps en temps, sentir mes poumons s'enfler devant le spectacle. Et ici, je suis servie :)
Ecrit par : Titania | 14.04.2008
J'ai grandi, en partie, en pleine campagne, près de l'eau et des prés. Si l'on s'est rencontrés à Bruxelles, on s'est vite aperçu que Chéri venait de la même région (sans que l'on ne se soit jamais croisés!). Ca fait 7 ans que l'on habite Bruxelles maintenant, mais petit à petit renait l'envie de retourner "chez nous". Loin de la pollution, du stress. Même si j'adore Bruxelles et que je m'y sens chez moi, je voudrais surtout que mes enfants grandissent à la campagne.
En fait, il me manque vachement mon ptit village au bord de l'eau :-)
Ecrit par : cél | 15.04.2008
cél > je te comprends...
Et ce n'est pas un hasard que vous vous soyez rencontrés tous les deux ;) gros bisous
Ecrit par : Mam'zelle Poupée | 15.04.2008
J'aime comme tu parles de la campagne!
J'ai tjs habité en ville (peut-on comparer ma ville de suisse avec Paris? Non non non... mais c'est la ville quand même)
5 ans après avoir rencontré mon homme, nous avons trouvé un appart dans une maison, dans son village, que Monsieur ne voulait quitter (il est très très attaché à son village!) J'ai donc quitter la ville (qui est à un quart d'heure de chez moi et j'y travaille tjs) et je suis vraiment bien à la campagne! Mise à part quelques odeur étranges parfois...
Ecrit par : sofsof | 15.04.2008
wouahou ! comme c'est agréable de se retrouver dans tous ces messages. J'adore ma vie à la campagne, j'adore Paris, mais j'adore surtout quitter Paris :) Et puis retrouver cette nature, celle ci même qui nous permet de vivre, je ne pourrais pas m'en passer (et je vois que je ne suis pas le seul - mais ça je l'avais déjà remarqué en fait :))
Et puis j'adore ta citation de "je ne sais plus quel philosophe"... je ne connaissais pas et je n'hésiterais pas un instant à la mettre en application (dès maintenant !! lol)
(Note pour plus tard : pourquoi j'arrive toujours après la bataille ? (re)lol)
Joe l'escargot...
Ecrit par : Rikagam | 17.04.2008
15 ans après, me revoilà à répondre à cette note qui à l'époque m'avait déjà beaucoup parlé ...
Mes parents vivent à la compagne, à même pas 80 kms de Paris, dans un tout petit village d'une trentaine d'habitants ... Autant dire que c'est royal, car c'est vraiment la campagne dans toute sa splendeur, dans un coin paumé, il y a des bois tout autour de la maison, les plus proches voisins sont à une distance respectable ... et pourtant, Paris n'est qu'à 45 minutes en train !!
La maison dans laquelle ils habitent est pour moa un véritable havre de paix, entre les écureuils qui virevoltent de branches en branches, les oiseaux qui viennent manger à la fenêtre de la maison, les biches qui parcourent parfois le fond du jardin ... Un cadre ô combien calme et régénérant !!
Je crois que je me retrouve particulièrement dans ce genre de cadre, que c'est là où je suis la plus sereine ...
Et finalement, depuis bientôt 2 ans, je vis en ville, à Lyon, pas en plein centre pour un minimum de tranquillité, je suis à peine excentrée, mais en ville tout de même ... Le métro à 2 pas, des boutiques pas bien loin, des supermachés tout autour ... Autant dire que ça change de la campagne ! Cela dit je ne suis pas malheureuse où je suis, j'étais une pro-campagne jusqu'au moment où j'ai pu constater que vivre en ville n'était pas si horrible ...
ça me change drôlement d'avoir tout à proximité, de pouvoir être indépendante pour me déplacer etc ... Et je m'émerveille encore parfois d'avoir autant de possiblités qui ne m'étaient pas offertes à la compagne.
Mais j'ai cependant régulièrement besoin de retourner chez mes parents, de retrouver cet apaisement, cette sérénité, ce calme qui n'a pas de prix ... ça me rebooste carrément !
Actuellement je sais que la vie en ville est la plus pratique et la plus gérable pour moa en tant qu'étudiante, mais je crois que j'aurai toujours dans un coin de ma tête cette vision bucolique d'une vie paisible à la campagne, avec un grand jardin, un chat qui bronze au soleil, des oiseaux qui pépient, du soleil plein les mirettes, et des petits bambins blonds qui jouent à cache-cache derrière les arbres ...
Je crois que la vie à la campagne et à la ville dépend beaucoup des expériences personnelles, du vécu et du parcours de chacun, et que ça fonctionne vraiment par périodes, suivant le contexte, les besoins et les envies.
Très jolie note en tout cas ! ;)
Ecrit par : Laptitezoudesbois | 02.05.2008
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